30 juillet au 25 septembre 2011
Droit d'entrée pour les expositions: 4$/adulte
1$/étudiant
Raymond Brousseau
Né en 1938 à Montréal.
Surtout connu comme galeriste et collectionneur, Raymond Brousseau se dédie aussi à la peinture. Durant les années 1960 à Montréal, ses premières toiles abstraites reçoivent un accueil enthousiaste mais sa passion grandissante pour l’art inuit le transporte ailleurs et mobilise l’essentiel de ses énergies dans les trois décennies qui suivent. Cette démarche passionnante et ambitieuse mènera notamment à la création du premier musée privé d’art inuit au Canada à la faveur d’une collection qui sera ensuite acquise par le Musée national des beaux-arts du Québec.
Puis en 2009, un voyage en Chine fait renaître son envie de peindre. Intense, inspirée, la nouvelle production de Raymond Brousseau est animée d’un souffle et d’une énergie qui impressionnent. Souvent découpés par des lignes d’horizon suggérant des paysages, ses tableaux interagissent beaucoup avec la lumière et dévoilent des atmosphères très différentes suivant l'angle de vision. Au gré de ses recherches de couleurs à l’aide de poudres métalliques, il brosse d’un tableau à l’autre la fresque contrastée de ses états d’âme, revisite la terre de ses voyages, bref «tous les temps et les lieux de sa vie».
John R. Porter
Né en 1949 à Lévis.
John R. Porter est l’auteur de quelque dizaines de milliers de photos depuis ses débuts comme photographe amateur à l’été 1971 alors qu’il sillonna le Québec à la découverte de son patrimoine religieux, une grande campagne dont il a rapporta quelques 7000 diapos. Jusque là, il avait privilégié l’abstraction par le biais de centaines d’œuvres sur papier (pastels, aquarelles et encres) demeurées inédites hormis celles qu’il exposa au Collège de Lévis en 1967.
La présentation de ses photos au Centre d’art de Kamouraska constitue une première pour cet artiste en herbe mieux connu pour ses nombreuses réalisations comme historien de l’art et muséologue, notamment à titre de directeur général du Musée national des beaux-arts du Québec de 1993 à 2008.
Pour ce voyageur attentif et ce photographe infatigable, la photographie est l’occasion de «capter l’instant» et d’explorer les possibilités infinies de la lumière. Il se plait d’ailleurs à raconter qu’après avoir photographié des centaines de fois le Cap Maillard à Baie-Saint-Paul, il le redécouvre encore sous des jours différents.
L’EXPOSITION«Lumières d’ici et d’ailleurs: peintures de Raymond Brousseau et photographies de John R. Porter»
Une amitié vieille de 30 ans lie Raymond Brousseau à John R. Porter. Nourrie depuis le départ d’une passion commune pour l’art, cette complicité s’est enrichie de façon particulière suite au retour à la peinture de M. Brousseau. Après s’être émerveillé de la collection d’art inuit Brousseau, John R. Porter a découvert avec enthousiasme la production picturale de son ami, il y a deux ans, ce qui l’a poussé à rédiger le catalogue de son exposition «Nouveau horizons» et à composer les titres de ses œuvres. C’est au fil de leurs discussions autour de la lumière notamment qu’a surgi l’idée d’une exposition sans prétention dans laquelle les photographies de l’un seraient l’écho des peintures de l’autre. Les images et les toiles sélectionnées se rejoignent à travers les lignes d’horizon, la représentation des éléments (eau, ciels, terre) et certaines atmosphères. Du «Après l’orage » de Brousseau au «Nuages sur les caps» de Porter, les titres donnés aux peintures et aux photographies soulignent des parentés. Il en résulte une complicité visuelle non planifiée (!) et peu courante qu’il nous est donné d’apprécier le temps d’un été.
Copyright 2009 Maude Synette Élaine Bossé