Centre d'art de Kamouraska

Toutes les expositions de la Rencontre photographique du Kamouraska, édition 2017

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Cette édition convie le visiteur à expérimenter le paysage : celui d’ici, celui de contrées lointaines, celui qui prend naissance dans le regard des artistes et qui se développe dans le temps lors de ces traversées, de ces marches exploratoires, de ce temps fugitif dont vous serez témoins. Des expositions sont présentées au Centre d’art de Kamouraska, d’autres sont disséminées sur le territoire kamouraskois dans un parcours photographique qui sillonne la région et s’infiltre dans les espaces publics.

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Sur la ligne des montagnes

Sara A. Tremblay

Sara A. Tremblay_Sur la ligne des montagnes

Pendant sept semaines, Sara A. Tremblay a traversé à pied, avec un ami, la portion québécoise du Sentier international des Appalaches de Matapédia au parc Forillon, en passant par les Chic-Chocs. Favorisant une approche intimiste, elle s’attarde aux détails, aux lumières et aux atmosphères que le temps lent de la marche lui permet d’observer. Cette expérience est aussi celle de l’inscription de son corps qui chemine dans le paysage, jour après jour, soumis aux aléas du climat et aux variations du terrain.

[Ce projet a été réalisé dans le cadre des Missions Photographiques, soutenues par les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie.]

au Centre d’art de Kamouraska
et à Mont-Carmel

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January

Jessica Auer

Jessica Auer_January

Jessica Auer s’intéresse à ce qui façonne culturellement un paysage : son histoire, son aménagement, ses habitants, sa géographie, son développement touristique ou sa mythologie. Elle parcourt à pied de vastes territoires qu’elle cherche à apprivoiser, le temps de quelques images. January est le résultat d’un travail exploratoire mené en Islande pendant plusieurs mois. Chaque matin, Jessica Auer marche sans itinéraire ni destination précise, photographiant son expérience intime du paysage.

au Centre d’art de Kamouraska

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Chilkoot Portraits

Jessica Auer

Jessica Auer_Chilkoot Portraits

En 2014, Jessica Auer campe pendant quarante jours le long de la Chilkoot Trail au Yukon. Fascinée par les images d’archives de cette piste célèbre lors de la ruée vers l’or de 1898, elle photographie au fil des jours les marcheurs et les quelques très rares habitants de ses contrées qu’elle croise chemin faisant. Ses images d’un grand humanisme témoignent de la vie quotidienne sur ce sentier d’une beauté austère et isolée du reste du monde.

à Saint-André-de-Kamouraska
et à La Pocatière

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Barricades mystérieuses

Baptiste Grison

Baptiste Grison_Barricades mystérieuses

Baptiste Grison considère le paysage comme un espace de rencontres avec le connu et l’inconnu, avec l’autre et avec soi, avec le lieu. La série Barricades mystérieuses présente son exploration d’une réserve indienne oubliée. Sur cette petite parcelle de forêt au sol pauvre et dépourvu de cours d’eau, les nomades Malécites ont passé un hiver il y a plus de 150 ans, puis sont repartis. Aujourd’hui, l’endroit est toujours une « réserve », et la forêt est toujours une forêt, seul un morceau de papier déchiré accroché à un arbre identifie le lieu et en interdit le passage.

à Saint-Bruno-de-Kamouraska

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La lettre à Julien

Baptiste Grison

[Aucune image n’est actuellement disponible, car le projet
sera le fruit d’une résidence de création
qui a lieu à la fin du mois de mai 2017.
]

Baptiste Grison présente le résultat d’une résidence de création réalisée au printemps 2017 à Kamouraska. Avec son projet intitulé La lettre à Julien, il s’intéresse à la toponymie locale à travers l’histoire oubliée du rocher nommé l’Îlot Julien, situé non loin des berges de Kamouraska. Pendant sa résidence, Baptiste Grison est parti à la recherche plutôt improbable de Julien, personnage ayant donné son nom au rocher. Son projet réunit des portraits de gens croisés lors de son enquête et des images de l’îlot ainsi qu’une lettre adressée à Julien.

à Kamouraska

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Post Tohoku 

Michel Huneault

Michel Huneault_Post Tohoku

Michel Huneault explore et documente le passage du temps à la suite de traumatismes géographiques et humains. Au printemps 2012, il se rend dans la région de Tohoku, située sur la côte Pacifique du Japon, théâtre d’une triple catastrophe quelques mois auparavant : un tremblement de terre, un tsunami et un accident nucléaire. Pendant plusieurs semaines, il parcourt ce territoire dévasté et va à la rencontre de ses habitants, frappés de plein fouet par le drame. Il y retournera en 2016 pour témoigner de la lente réhabilitation du territoire et de la résilience de ses habitants.

au Centre d’art de Kamouraska
et à Saint-Pascal

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Volcàn

Louis Perreault

Louis Perreault_Volcàn

Louis Perreault sillonne sentiers, routes, champs, collines, rivières et forêts dans une forme active de méditation, dans une conscience aiguë du présent. Avec Volcàn, il relate la traversée en plusieurs mois des territoires du Mexique et de l’Amérique centrale. Paysages, portraits et scènes de vie ordinaire forment la trame de ce récit qui nous emmène de village en village, de la mer aux montagnes, des déserts aux forêts tropicales. Il jongle avec le familier et l’exotisme, le grandiose et le banal, le visible et l’invisible dans un paysage en mouvance.

au Centre d’art de Kamouraska

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Le Chantier

Normand Rajotte

Normand Rajotte_Le Chantier

Depuis près de vingt ans, Normand Rajotte photographie une région sauvage boisée de quelques kilomètres carrés située près du Mont-Mégantic. Il arpente ce territoire patiemment en toute saison, sensible aux variations et au mouvement du paysage et de ceux qui l’habitent. Avec le projet Le Chantier, il s’intéresse plus particulièrement à la venue des castors et à la transformation graduelle du milieu naturel qu’ils provoquent. Pendant trois ans, Normand Rajotte a observé ce paysage en constante mutation.

au Centre d’art de Kamouraska
et à Saint-Gabriel-Lalemant

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Le sentier informe
The Formless Path. No seeing, Nothing Seen.

Martin Schop

Martin Schop_Le sentier informe

À travers ses longues randonnées en solitaire, Martin Schop s’intéresse à la contemplation, au sublime et au concept de wilderness. Il part cette fois sur la Pacific Trail le long de la côte ouest, muni d’un appareil photo sténopé grand format. Le lent processus imposé par ce type d’appareil archaïque lui permet d’adopter une posture méditative dans son observation du paysage et sa documentation de la marche, où s’alternent paysages et autoportraits.

à Sainte-Anne-de-la-Pocatière
et à Rivière-Ouelle